Au fil des saisons sur le banc

Janvier : C’est le début de l’hiver et le climat devient très rude sur le bassin d’Arcachon. Sur le banc d’Arguin, le vent a formé de petites dune de sable pris au piège à cause du moindre obstacle. Chaque marée montante des groupes de petits Bécasseaux variables, ainsi que des Pluviers argentés. A marée, tous ces limicoles (petits échassiers) abandonnent les rives du banc d’Arguin pour retrouver l’île aux oiseaux.

oiseau arguin arcachon

Un grand nombre de goélands se reposent au bord de l’eau, tout en surveillant le retour des chalutiers dans le but de débusquer quelques poissons jeté par le marins nettoyants leurs filets. De jeunes phoques solitaires viennent parfois faire une halte sur les bancs de sable de la réserve naturelle, avant probablement de repartir en direction des mers du nord.

Nuée de Bécasseaux variables.

Février : le soleil n’a pas encore fait son retour et les températures restent basses mais la migration de retour débute par le passage de grands vols d’Oies cendrées qui ont abandonnées le sud de la péninsule ibérique. Quand le mois s’échave, les premières Sternes caugeks font leur apparition avec quelques limicoles de passage. Sur le banc d’Arguin, les Huîtriers pies profitent du calme des plages. Parfois même de petits pingouins, viennent passer quelque jours sur les bords du banc d’arguin.

Plongeon imbrin.

Mars : c’est une période paparticulière où quelques journées ensoleillées donnent un aperçu du printemps. La migration prénuptiale arrive à son apogée : des vols de canards, Hérons cendrés et de limicoles passent au-dessus du banc. La plupart d’entre eux font une halte pour reprendre un peu d’energie ou pour y passer la nuit.

Reposoir mixte de limicoles.

Avril : l’hivernage s’achéve bientôt mais ils reste quelques couples de Harles huppés et des Courlis cendrés. La migration des échassiers bat son plein et des groupes de chevaliers, gravelots et bécasseaux profitent de temps à autre du banc de sable. Les Huîtriers pies couvent leurs oeufs pendant que les parades nuptiales s’enchaînent. On sent que le printemps est bien arrivé !


Gravelot à collier interrompu au nid.

Le temps des amours pour les Sternes caugeks.

Mai : Un groupe de Sternes caugeks s’est à élu domicile dans une dune. Les premières écolosions ont commencées chez les Huîtriers pies et les Gravelots à collier interrompu. Pour protéger leurs jeunes poussins des curieux, ces oiseaux rusent en traînant au sol leurs ailes pour simuler une blessure.

Naissances chez les Huîtriers pies.

Bécasseaux maubèches.

Juin : les jeunes sternes commencent à prendre leu indépendance mais ont toujours besoin de se rassembler sur la plage pour récupérer le ravitaillement en nourriture de leurs parents. Dans la colonie, une grandes partie des petits poussins ont vu le jour. Des Milans noirs survolent les nids dans le but de trouver des poussins isolés afin d’en faire leur casse-croute. Les jeunes huîtriers grandissent et la plupart d’entre eux volent de maniére autonome. L’arrivée des beaux jours approche et les journées chaudes et ensoleillées amènent les premiers plaisanciers de l’année sur le banc d’arguin.


La colonie de Sternes caugeks.

Juillet : ça y est, c’est le début des vacances d’été et le nombre de curieux et des touristes ne se de croitre au fil des jours. Les sternes retardataires restent parmi les derniéres courageuses à supporter la présence proche des humains. Ce mois estival voit la retour des premiers limicoles qui reviennent du nord de l’Europe où ils ont pu se reproduire. A la fin du mois, les Sternes caugeks sont nettement moins visibles et ont presque abandonné le banc par moment. Les oyats laissent floter aux vents leur épis dorés et luisant sous les rayons du soleil.

Juvéniles et adultes de Sternes caugeks.

Août : les touristes envahissent le banc ainsi que le bord de l’eau où les bateau sont mouillés. A marée montante, les Courlis cendrés se retrouvent ensemble dans la zone de protection intégrale (ZPI). c’est au tour des sternes de les rejoindre puis des huîtriers pies. Parfois les oiseaux sont effrayés par les avions qui passent à proximité. Certains, comme les Courlis cendrés, seront attirés plus au sud, dans le but de retrouver un peu de calme, sur le littoral interdit de la DGA Essais de missiles (Centre d’Essais des Landes). Les autres s’abriteront dans  ZPI en le calme retrouvé de la fin de soirée.

Plaisanciers au mouillage sur la réserve naturelle.

Septembre : le calme fait progressivement son retour sur le banc d’arguin sauf en fin de semaine où les jours ensoleillés ramènent de nouveaux plaisanciers. Les limicoles sont présent en nombre tout comme des groupes de Sternes caugeks qui apprécient encore le climat et le calme de la réserve. Les goélands forment des groupes resserés sur le banc du Toulinguet.

Goélands.

Octobre : c’est le début des importantes migrations. Des vols de passereaux (hirondelles, alouettes, pipits, linottes) volent au dessus du banc d’Arguin avant de longer la dune du Pilat et de remonter la cote aquitaine. De grands rapaces à longue queue fourchue, les Milans royaux, solent aussi en direction du sud. La végétation a essaimé ses graines dans les dunes, puis se meurt peu à peu avant de mettre en sommeil.


Traquet motteux en halte migratoire.

Novembre : le temps n’est finit plus de se rafraichir et le passage des Oies cendrées se passe souvent dans un ciel nuageux, au milieu de la pluie et des forts vents, certains oiseaux sont obligés de s’abriter sur le banc d’Arguin. On peut aussi remarque l’arrivée progressive de Grands cormorans.

Grands cormorans au repos.

Décembre : C’est le début des importantes tempêtes sur le bassin. Le sable viennent s’engoufrer partout entre les buttes, dans les sillons ou autour des buissons. Le banc d’arguin est alors déserté, bousculé par le vent et le marées tandis que de courageux oiseaux échassiers poursuivent leur allers et retours entre le banc d’Arguin et l’intérieur du Bassin… La vie suit son court.

Huîtriers pies et Barges rousses.

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